L’observation du jeûne pendant ce mois est une obligation divine pour toute personne majeure. Celui qui le conteste est un mécréant. Qui s’y refuse est un impie, s’il le fait exprès, sans empêchement. S’il ne s’en repent pas jusqu’à sa mort, il sera précipité dans les feux de l’enfer.
Le jeûne doit commencer si l’on aperçoit effectivement le croissant lunaire le vingt neuvième (29e) jour du mois de « barakhlou ». A défaut de cela on attend que ce mois ait trente jours révolus. Si quelqu’un aperçoit le croissant lunaire indubitable et sans témoins, que les gens jeûnant ou ne jeûnant pas, lui, il est tenu d’observer le jeûne.
S’il ne le fait pas pour le simple plaisir de vouloir jeûner en même temps que tout le monde, il devra jeûner après pour compenser ce jour ; il devra également une réparation ou « kafâra » pour ce jour omis. Si l’on aperçoit le croissant lunaire au vingt neuvième jour du mois de ramadan, on ne devra pas manifester qu’on n’a pas jeûné. Si on le fait voir, on commet une faute aux yeux de la charia à moins qu’on ait une autre raison qui nous dispense du jeûne. Avant de commencer à observer le jeûne ou de mettre un terme au jeûne (korité) la communauté doit s’assurer que deux personnes dont tout le monde connaît la bonne foi ont dit avoir aperçu le croissant lunaire, ou qu’un groupe d’individus qui ne peuvent pas mentir de connivence, ont dit l’avoir aperçu. Dans ce cas là, on droit observer le jeûne s’il s’agit du début du ramadan ou rompre le jeûne, s’il s’agit de la fin du ramadan ou encore célébrer la tabaski s’il s’agit d’elle. quant aux astronomes ou ceux qui confectionnent les calendriers, on ne doit pas se référer à ceux pour ce qui concerne l’apparition du croissant lunaire.
Si la lune n’est pas aperçue dans un pays donné, alors qu’elle l’est dans un autre pays lointain, les habitants du pays où on ne l’a pas aperçue n’ont pas le droit d’observer le jeûne en se fondant sur le fait que le croissant a été vu dans ce pays lointain. Les habitants d’un pays doivent se contenter d’observer le croissant lunaire sur leur territoire sans tenir compte d’un croissant lunaire qui serait aperçu dans un pays lointain.
Une fois les habitants des Hijaz n’ont pas aperçu le croissant alors que ceux du Yemen l’avaient aperçu. Quand on l’a dit à Seydina Omar, il a déclaré « nous ne sommes pas dans sa même région ».
Si on n’a pas aperçu le croissant lunaire le premier jour de son observation du mois de « barakhlou » et que le lendemain au milieu du jour, on se rend compte qu’il était réellement apparu, on doit observer le jeûne le reste du jour et on devra payer ce jour. Si le même cas se présente pour la korité, on doit rompre le jeûne aussitôt et effectuer la prière de la korité si cela est arrivé avant la prière du zohr (tisbar), si cela est arrivé à l’heure de la prière du zohr (tisbar), celle de la korité est révolue et elle ne sera pas effectuée en guise de rattrapage.
QU’EST-CE QUE LE JEUNE ?
Il faut formuler intérieurement l’intention d’observer le jeûne e tant qu’obligation divine pendant tout le mois pour la face de Dieu en s’abstenant de manger, de boire, d’avoir des rapports sexuels de l’aube (avant fadjr) jusqu’au coucher du soleil.
Celui qui commet un seul de ces actes ci-dessus (boire, manger ou avoir des rapports sexuels) par oubli doit continue à observer le jeûne et payer ce jour après s’il le fait volontairement, il devra continuer à observer le jeûne, payer le jour et le réparer en « kafaar ». Il y a trois sortes de réparation ou « kafâra ».
- Choisir soixante (60) pauvres (miskine) et donner à chacun d’eux la moitié (½) d’un « andar » (environ 1 kg) de mil.
- Observer le jeûne pendant deux (2) mois successifs sans en sauter un seul jour, faute de quoi, on recommence.
- Affranchir un esclave qui nous appartient en propre et uniquement à nous lequel est musulman et est bien portant. Chacun des trois (3) « kafâra » est le prix d’un jour omis.
QUI DOIT JEUNER ?
Toute personne qui jouit de ses facultés mentales, qui est en bonne santé physique et que la charia oblige à jeûner, elle ne soit pas être en voyage pour une distance qui nécessite la réduction de la prière. S’il s’agit d’une femme, il faut en plus qu’elle soit propre de toute souillure (sang) menstruel ou lochial. Si un malade craint l’aggravation de sa maladie ou le retard de la guérison à cause du jeûne, il peut s’abstenir de jeûner. S’il risque d’en mourir, il doit rompre le jeûne. Après la guérison, il observera le jeûne pendant le nombre de jours omis. Si par négligence, il tarde à payer le nombre de jours omis jusqu’au mois de ramadan suivant, il paiera après ce dernier mois et en plus, pour chaque jour omis, il donnera la moitié d’un « andar » (environ 1kg) de mil en guise de réparation. Une femme qui allaite et qui craint de porter préjudice à son enfant e jeûnant, doit rompre le jeûne mais devra payer après les jours omis. Celui qui est si vieux qu’il ne peut plus supporter le jeûne, peut être dispensé tout en donnant pour chaque jour à jeûner la moitié d’un andar.
On peut formuler l’intention de jeûner une fois pour toute la première nuit du ramadan ou la formuler chaque soir pour le jour suivant. Les vomissements et les pituites non provoqués qu’on peu faire sortir sans en rien avaler n’annulent pas le jeûne. S’ils parviennent à la gorge et redescendent après dans l’estomac, ils annulent le jeûne. Si c’est involontaire, on observe un jeûne expiatoire. Quand l’eau destinée à rincer la bouche ou à être aspirée par le nez (pendant l’ablution) descend à la gorge et qu’on l’avale, elle annule le jeûne. Les crachats ordinaires ou glaireux n’annulent pas le jeûne mais il est préférable de les rejeter si la quantité est importante. La présence d’un homme observant le jeûne dans une assemblée de femmes est blâmable. Il en est de même pour une femme dans une assemblée d’hommes. il est aussi blâmable pour un homme qui observe le jeûne de penser aux femmes ou de tenir des propos obscènes. Il leur est interdit de s’amuser.
· AUTRES ACTES BLAMABLES POUR QUI OBSERVE LE JEUNE
- Introduire dans la bouche quelque chose qui a une saveur même s’il s’agit d’une chose du genre de la gomme arabique.
- S’amuser du goût d’un mets en préparation en y passant la langue ou de celui de la boisson destinée à la rupture du jeûne.
- Dormir pendant de longues heures durant la journée du ramadan
- Utiliser un parfum ou de le flairer
- Utiliser de l’encens
- Se mettre du collyre dans les yeux ou du khôl sur les paupières
- Se curer les dents au moyen d’un morceau de bâton frais.
Du petit déjeuner de l’aube ou « kheude » pendant la ramadan
Manger à l’aube pendant le ramadan est une pratique traditionnelle. Il est recommandé de le faire le plus tard possible et de rompre le jeûne le plutôt possible, de tenir sa langue et de surveiller ses gestes, de rompre le jeûne avec des dattes avant de boire de l’eau, de s’adonner à des pratiques pieuses pendant tout le mois de ramadan.
En dehors du mois de ramadan, il y a des jours pendant lesquels il es recommandé d’observer le jeûne. Il s’agit de tout le mois de l’Achoura ou « tamkharite », en particulier le premier 1er), le troisième (3) le neuvième (9) et le dixième (10e) jours de l’Achoura, l’observation du jeûne pendant ce jour vous absout de tous les péchés commis pendant l’année écoulée.
- Trois jours dans chaque mois
- Tout le mois « ndèye koor », en particulier le vingt septième (27e) jour.
- Tout le mois de « chabane ou barakhlou » en particulier le 15e jour.
- Six jours après la korité. Jeûner pendant ces six jours équivaut à jeûner tout le temps mais il es préférable de reprendre le jeûne le premier dimanche ou le premier mercredi qui suit :
- Vingt cinquième jour de « digui tabaski » en particulier le 8e et le 9e jours. Celui qui observe le jeûne pendant le neuvième jour, se verra absous de tous les péchés commis pendant l’année écoulée et ceux à commettre pendant l’année à venir :
- Le dernier jour de l’an.
Il n’est pas recommandé de jeûner tout le temps et de choisir de jeûner pendant un jour déterminé comme de jeûner tous les vendredis ou pour un pèlerin de jeûner pendant le neuvième jour de la tabaski, d’observer le jeûne en guise de précaution si on n’est pas édifié sur l’apparition du croissant lunaire, même si ce jour correspond effectivement au premier jour du ramadan, on sera alors tenu de faire un jeûne à titre compensatoire.