Aller à la Mecque une seule fois dans sa vie est une obligation divine pour tout musulman qui à la résistance physique nécessaire et le viatique suffisant. On entend par résistance physique le fait de n’être pas atteint d’une maladie qui l’empêche d’effectuer le pèlerinage ou que le pèlerinage est susceptible d’aggraver. On entend par viatique de l’argent licite et bien acquis qui ne provient pas de l’usure ni de biens d’autrui ; cet argent ne doit pas être acquis qui ne provient pas de l’usure ni de biens d’autrui ; cet argent ne doit pas être acquis ni par charité ni par don. Cet argent doit être suffisant pour supporter tous les frais du voyage sans qu’on ait besoin de mendier ou d’importuner quiconque. De même, on doit mettre sa famille à l’abri de tout besoin, cela lui permettra de n’importuner personne. On doit honorer l’engagement avant son départ ou de donner des instructions dans ce sens. Si toutes ces conditions sont réunies, le pèlerinage à la Mecque devient une obligation au même titre que la prière. Celui qui conteste cela est un mécréant, qui s’en abstient délibérément et sans excuse est le dernier des impies et s’il ne s’en repent pas jusqu’à la fin de ses jours, il sera précipité dans les feux de l’enfer.
Le pèlerin trouvera sur place, une fois arrivé aux Lieux Saints, un guide qui l’assistera à s’acquitter de son devoir de pèlerin ; il lui dira ce qu’il devra faire et ce qu’il ne doit pas faire jusqu’à la fin du pèlerinage. Après avoir indiqué le caractère obligatoire
du pèlerinage et les conditions requises, nous estimons pas nécessaire de nous étendre davantage là –dessus.
Le petit pèlerinage ou Oumra:
l’effectuer une seule fois est une pratique traditionnelle. Il est identique à tous points au pèlerinage, mais il prend fin avec le circuit entre Safa et Marwa. Il est très déconseillé de faire du pèlerinage un titre de prestige ou d’en faire un nom, en ajoutant à son nom la particule El Hadj par exemple. Cela ne doit pas nous faire croire qu’on est supérieur en quoi que ce soit à quelqu’un qui n’a pas encore effectué le pèlerinage. On doit le considérer uniquement comme un acte de dévotion au même titre que les invocations du nom de Dieu, que la prière, le jeune, le prélèvement de la zakat, tout cela pour la face de Dieu. Qu’on sache que le pèlerinage à la Mecque et tous ces actes de dévotion ont la même valeur, étant tous des obligations divines.
Tout acte est vain s’il ne s’appuie pas sur la foi et la crainte de Dieu.