Sens de défilement


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Début du texte

Obligation est faite à tout musulman majeur de s’acquitter des 5 prières quotidiennes. Quiconque nie cela est un mécréant, qui y renonce délibérément et sans aucune dispense est un impie. Seule la démence peut dispenser de la prière. Toute personne qui jouit de ses facultés mentales doit obligatoirement s’acquitter de ces prières quelles que soient ses incapacités physiques quand bien même elle doit les faire par mimique. Celui qui ne les fait pas aux heures prescrites encourt les mêmes sanctions que celles citées ci-dessus, il n’est pas digne de foi. Selon la charia, il doit être condamné à mort, il sera irrémédiablement précipité dans la géhenne, s’il ne s’en repent pas.

Les pratiques de la prière

Après la purification du corps, des habits, et des lieux de prière, cacher au moins ses parties intimes, faute de quoi, la prière n’est pas valable. S’il s’agit d’un homme, il doit se couvrir des épaules jusqu’aux genoux. Quant à la femme, elle doit se couvrir tout le corps à l’exception des paumes des mains et du visage. Toute partie devant être couverte et qui ne l’est pas chez l’homme ou la femme, annule la prière, réparation doit en être faite alors immédiatement.

LE NODD : APPEL A LA PRIERE


C’est une pratique traditionnelle (souna) presque obligatoire pour toute mosquée ou pour tout rassemblement de personnes susceptibles d’en drainer d’autres. Pour celui qui a l’habitude d’annoncer l’heure de la prière, le faire devient pour lui une pratique traditionnelle.

Pour être valable, l’appel doit être effectué par un homme musulman jouissant de ses facultés mentales. L’appel à la prière effectué par une femme est blâmable. Il est préférable que le muezzin soit un homme qui ait de la retenue (masrur) ayant une bonne notion de l’heure ayant une voix belle et forte, et soit en état de pureté (ablution) qu’il se mette sur un endroit assez élevé et face à l’Est. Cependant, en prononçant les « haya alah salaat, haya alah falaa », il peut tourner sur lui-même. Durant l’appel, il ne doit pas parler, il ne doit pas saluer quelqu’un, ni répondre à une salutation, il ne doit l’interrompre sous aucun prétexte. On ne doit pas appeler à la première avant l’heure prescrite sauf pour celle de l’aube (sobh), pour cette dernière, il est méritoire de faire l’appel avant l’heure, notamment vers la fin de la sixième et dernière partie de la nuit.

Comment appeler à la prière ?

La prière du vendredi

Quiconque se trouve dans une localité où il y a une grande mosquée et qui doit aller à la prière du vendredi, n’a pas le droit de voyager le jour du vendredi sauf s’il le fait avant l’aube ; il n’a plus d’en sortir avant d’avoir participer à la prière du vendredi à moins qu’il n’existe une mosquée dans la localité à laquelle il doit se rendre ou sur le chemin qui le mène à cette localité, il pourra alors prier dans cette éventuelle grande mosquée.

Celui qui n’est pas frappé par l’obligation de se rendre à la grande mosquée doit (c’est méritoire) attendre qu’on ait fini de prier à la grande mosquée avant d’effectuer sa prière de l’après-midi (zohr) là où il se trouve.

Pour l’enfant en état de purification qui ne soit pas enclin aux jeux il est méritoire d’aller à la prière du vendredi.

Pour l’esclave auquel son maître, n’a pas confié du travail qui l’empêche de se rendre à la mosquée, il est méritoire d’y aller pour prier.

Pour la femme qui est vielle, laide, voûtée, portant des vêtements laids, il est méritoire d’aller prier à la mosquée. Une telle femme peut participer à la prière sur un mort comme elle peut aller à la prière à l’occasion des fêtes religieuses (hiit) ; tout cela à condition qu’elle soit vieille et très laide au point de laisser tout homme indifférent. En outre, elle ne devra pas prendre de parfum, elle devra se mettre derrière les hommes et couvrir toutes le partis de son corps à l’exception du visage et des paumes des mains.

En dehors de ces cas, là, se rendre à la mosquée ou au cimetière ou à tout autre rassemblement d’hommes est blâmable chez la femme.

Toute femme qui transgresse cette prescription ne récolte que des actes blâmables enregistrés par l’Ange depuis le moment où elle sort dans sa chambre jusqu’à son retour.

En outre, tous les anges qu’elle trouve sur son passage, sont impatients de la voir punie et la maudissent : « que Dieu l’éloigne de ses grâces » que Dieu nous en garde.

Celui qui dit ce qui suit après du vendredi avant de quitter le lieu de prière : « soubhanal lahi hamdihi, soubhana lahil azimi astakh firoulahal azima leuzi lahilaha ilahouwal ayal khayou ma wa a toubou illeyi » 100 fois, se verra pardonner cent mille péchés et pour ses parents 24.000 péchés.

De même celui qui récite après la prière du vendredi, avant de déplier ses jambes, « fatiha + khoul houwal lahou + khoula ahonzou birabil falaaki + khoula ahonzou birabil nass » 7 fois sera protégé de tous les maux jusqu’au vendredi suivant.

Celui qui récite ces invocations après chaque prière de vendredi ou après celle du matin, Dieu lui permettra de payer ses dettes et le préservera de la pauvreté : « alahouma ya khaniyou ya hamidou, ya moud diou ya mouhidou mahsiyatika wahakh nini bi fadlika hamane si wâka » soixante dix fois.

De même la récitation de la sourate « kafi » le vendredi te met en rapport direct avec la kaaba et purifie ton cœur jusqu’au vendredi suivant.

Celui qui dit : « Astakhfiroulaha leuzi lahilala ila hayal khayouma wa at toubou ileyhi » trois fois avant la prière du matin de vendredi de vendredi (sobh) se verra pardonner tous ses péchés.

Si l’on rejoint l’imam au cours d’une prière aant qu’il ne se redresse des génuflexions, la rakkas est acceptée.

Mais si l’on arrive après les génuflexions, la rakka n’est pas comtabilisée. Si l’imam est en avance et qu’on a comptabilisé deux rakkas, on doit dire « alahou akbar » en se levant.

Mais si l’on n’a comptabilisé qu’une ou trois rakkas, on ne dit pas en se levant « alahou akbar ». Si l’on a participé pour moins d’un rakka on doit dire « alahou akbar ».Si au moment où l’on arrive, l’imam entame la dernière rakka de la prière, on prononce la « takbir al liram » la formule d’entrée en prière tout en continuant à marcher. Si l’Imam se baisse pour les génuflexions, on en fait de même sans s’arrêter jusqu’au rang (de prière) pour suivre l’imam. Après le « salam », il s’acquitte des rakkas effectuées avant son arrivée. S’il ne s’agit pas de la dernière rakka, on doit continuer à marcher jusqu’au rang de prière, on prnonce la formule d’entrer e prière, on prie dernière l’imam jusqu’à la fin. Après le « salam » de l’imam, on s’acquitte des rakkas effectuées avant, s’il y en a.

Toute rakka au roukou (génuflexion) duquel on n’a pas pris part ne compte pas. C’est pourquoi il est recommandé de prononcer la formule d’entrée, le « takbir al ihram » si on arrive au moment de la dernière rakka de l’imam et qu’on craint qu’il se baisse avant qu’on atteigne les rangs de prière. Chaque fois qu’on trouve l’imam en position de génuflexion, on prononce le « takbir al idhram » (formule d’entrée) et on se met dans la même position que l’imam tout en contituant sa marche vers les rangs de prière comme indiqué ci-dessus.

Si l’imam se redresse alors qu’on n’a pas atteint les rangs, on arrête la marche à ce moment précis pour terminer la rakka avec lui (l’imam).

S’il ne s’agit pas de la dernière rakka et que l’imam se redresse pour entamer une autre rakka, on pourra continuer à marcher jusqu’aux rangs et ensuite terminer sa prière. Mais il n’est pas permis de se relever d’une génuflexion et ensuite de reprendre sa marche vers les angs de prière.

COMMENT S’ACQUITTER DES RAKKAS EFFECTUEES AVANT NOTRE ARRIVEE

On s’acquitte des rakkas effectuées avant notre arrivée de la même façon que l’imam les a effectuées ; s’il les a effectuées en prononçant les sourates à voix haute ou à voix basse, on fait de même.

Si on arrive au moment où l’imam se redresse de la génuflexion de la dernière rakka, cetteprière là nous n’y avons pas participé mais cela doit pas nous ampêcher de suivre le reste de la prière jusqu’au « salam » (salut final alors on se relève et on prononce le « takbir al ihram » (la formule d’entrée en prière ; on fait la prière comme il se doit. Mais si l’imam se prosterne pour réparer une omission ou un rajout « khabla » ou « bakhda », on ne doit pas le suivre si on n’a pas effectué avec lui au moins une rakka. Si on a effectué avec lui une rakka on le suit. S’il s’agit de rajout « bakhda », on s’acquitte d’abord des rakkas dues jusqu’au salam avant de se prosterner pour effectuer ladite réparation.

LES PRIERES OBLIGATOIRES NON EFFECTUEES

Pour ces prières, on doit s4en acquitter comme il est recommandé de les effectuer. S’il s’agit d’une prière que dit effectuer un voyageur, celui-ci doit s’en acquitter selon les perscriptions édictées à cet effet. S’il s’agit de la prière d’un sédentaire, il doit s’en acquitter conformément aux prescriptions édictées au sédentaire ;

Si au ùoment d’une prière, les prières non affectuées n’excèdent pas le nombre quatre, on doit préalableent s’acquitter de ces prières avant d’effectuer la prière du moment. Si les prières non effectuées excèdent le nombre 4, alors on doit effectuer la prière du moment aant de s’acquitter des prières omises.

Celui qui ne se souvient plus du nombre de prières qu’il a omises, doit s’acquitter d’un nombre de prières dont il peut être certain qu’il égale le nombre qu’il doit.

Si le nombre de prières atteint celui de plusieurs années si bien qu’il n’est pas possible de s’en acquitter d’une seule traite ni d’en connaître le nombre il devra alors s’en acquitter chaque jour d’un nombre égal à celui de cinq (5) jours. Cela lui fera chaque année de rpière. Et ce jusqu’à ce qu’il soit certain d’avoir effectué au moins le nombre de prière qu’il doit.

Celui qui doit des prières obligatoires ne doit pas effectuer des prières surrérogatoires sauf la « chafa » et la « witr » ou les prières de la « tabaski » (soleil – lune). Négliger les prières que l’on doit est d’ailleurs blâmable chez une personne majeure (mukalef). Celui qui a un empêcement pour effectuer des prières doit s’en acquitter dès que l’empêchement cesse d’exister. il est interdit d’effectuer une prière surrérogatoire entre la prière du Asr (takoussane) et celle du maghreb (timis). Il est aussi interdit d’effectuer des prières surrérogatoires le matin avant que le soleil eût parcouru la longueur du manche de l’hilaire.

Celui qui commet une erreur par omission au cours de sa prière doit se prosterner deux (2) fois après le « tachahoude » et vant le salut final.

C’est cela la prosternation dite du « khabla salam » si l’eereur provient d’un rajout, on doit effectuer deux (2) prosternations après le salut final, réciter à nouveau le tachahoude et le salut final. C’est cela la prosternation dite du « bahda salam ». celui qui se trompe à la fois par omission et par rajout, doit se prosterner pour réparer avant le salut final (khaba salam). Si l’on est sur le point de se relever après les deux (2) premières rakkas et que l’on se souvient qu’on n’a pas encore prononcé le « tachahoude », on se rasseoit pour le prononcer si les mains et les genoux n’ont pas encore quitté le sol, on n’aura pas à se prosterner en guise de réparation. Dans le cas où les mains ou les jambes ont déjà quitté le sol, on continue la prière pour se prosterner après en « khaba salam » avant le salut final. Si on se met debout puis revient à la position assisse après on se prosterne en « bahda salam ». si on n’atteint pas la station debout mais qu’on revient à la position assise, on continue sa prière sans devoir la réparer. Celui qui fait le « salam » après les 2 rakkas, et se rappelle ou qu’on lui rappelle qu’il n’a pas terminé sa prière, il doit se relever et continuer sa prière après quoi, il se prosternera en « bahda salam ». Celui qui a des défaillances qui l’amènent à commettre des erreurs chaque fois qu’il prie, celui-là essaie de ne pas tenir compte de la nature de l’erreur, il continue sa prière pour effectuer toujours les prosternations du « bahda salam ». celui qui effectue un voyage non proscrit par la religion sur une distance égale à 71 m, celui-là peut selon la radition prophètique ramener à deux (2) rakkas les prières du « ZOHR » (tisbar), du «asr» (takoussane) et du « icha » (guéwé), que le voyage soit effectué par étapes ou sans arrêts, qu’il soit effectué à pied, à cheval, en auto ou par les airs pourvu qu’il ait eu l’intention d’effectuer le nombre de km indiqué ci-dessus.

Celui qui est à la recherche d’un bien perdu ne doit pas réduire ses prières s’il est certain de retourner une fois le bien retrouvé. Il en est de même pour celui qui marcherons but précis comme de rendre visite à des parents. Mais si la distance à effectuer égal 71 km, quelque soit le nombre d’étapes et la durée du trajet, il peut réduire, le nombre de rakkas de ses prières. N’est pas concernée par cette règle toute escale où le voyageur a l’intention de passer au moins quatre (4) jours, il en est de même si le voyageur à une épouse dans une escale. Quelle que soit la durée de l’étape, si l’intention d’y séjourner pendant 4 jours n’a pas été forumulée auparavant et si par hasard on y est retenu pour affaire, on ne doit pas réduire le nombre de rakkas de ses prières.

Un sédentaire peut prier dernière une personne en voyage mais il est tenu de continuer sa prière après le « salam » du voyageur. Mais il n’est pas recommandable pour le voyageur de prier derrière un sédentaire car alors il ne pourra réduire le nombre des rakkas conformément à la tradition. Cette distance de 71 km à parcourir concerne le trajet aller et non le trajet aller et retour. On peut commencer la réduction à partir de 4 km et demi de chez soi. On pourra effectuer des prières complètes au retour. On peut commencer la réduction à partir de 4 km et demi de chez soi. On pourra effectuer des prières complètes au retour dès q’on sera à quatre kilomètres et demi de chez soi.

La prière à la Mosquée est une obligation pour tout homme qui n’a pas d’empêchement. Celui qui a un empêcement peut prier dans un endroit exempt de souillure. Il est blâmable (sip) de prier dasn un endroit où l’on se soulage (wourbeul), dans un lieu où l’on parque des chameaux et sur la « kaaba ». On ne doit pas effectuer une obligation divine dans la kaaba mais on peut y faire une pratique obligatoire. On ne doit pas prier avec en soi le besoin d’aller à la selle ou d’uriner, on doit se soulager d’abord avant d’effectuer sa prière. On ne doit pas s’acquitter d’une prière derrière une autre personne après celle de l’Imam. On ne doit pas non plus s’acquitter de la prière de zohr (tisbar) derrrière quelqu’un qui effectue la prière du asri (takoussane). Mais on peut suivre quelqu’un qui s’acquitte des mêmes prières. Si on doit effectuer une prière e présence d’un plat et si on dispose d’un temps suffisant, on doit manger avant d’effectuer la prière. Il es blamâble (sip) de prononcer les formules « ahonzou bilahi mina cheytani radjimi » et « bisimilahi rahmai rahimi » dans une prière surérogatoire. Il est blâmable de se prosterner sur un turban enroulé ou sur la manche d’un vêtement si on n’a pas un empêchement. De mâma il est blâmable de prier avec quelque cose dans la bouche ou d’avoir noué quelque chose à la manche de son vêtement ou de réciter du Coran lors d’une géuflexion, de faire des souhaits ou de penser à une hose qui ne nous rapproche pas de Dieu, de jouer avec sa barbe ou sa bague, de regarder à gauche et à droite, de prendre la position de quelqu’un qui appuie la main sur sa hanche –djatou) de fermer les yeux, d’entrecroiser ses doigts ou de faire craquer les articulations de ses doigts.

Il est méritoire de tourner la tête vers le côté droit pendant le salut final « salam ». Il est aussi méritoire de réciter le « khounote ». Il est aussi méritoire pour le guidé de dire « amine » pendant les prières récitées à haute voix après la « waladaline » de l’imam. Mais on ne doit dire « amine » que si l’on entend l’imam et non sous prétexte que celui-ci a peut-être prononcé « waladaline ».

Il est aussi méritoire pour l’imam de dire « amine » lors d’une prière à voix basse. Dans tous les cas, il est méritoire de le dire à voix basse. Il est méritoire après le « takbir » ou formule d’entrée de baisser les bras mais sans fermer les poingts. Il est aussi méritoire d’accompagner chacune des opérations de la prière de « alahou akbar » mais après le premier « tachahoude » qui suit les deux rakkas, il faut attendre de s’être complément redressé avant de dire « alahou akbar ». le mamoune (guidé) doit après le premier «tachahoude» attendre que l’imam se redresse complétement et qu’il ait prononcé « alahou akbar » pour se lever et se redresser complétement à son tour avant de dire lui aussi « alahou akbar ».

Il est méritoire durant le « tachahoude -» de poser les mains sur les genoux, de pliser les doigts de la main droite à l’exception du pouce et de l’index et de remuer légèrement l’index de la droite vers la gauche. Il est méritoire chez l’homme d’écarter les jambes plutôt que de les joindre, d’éloigner le ventre des cuisses, les coudes de ses côtés. Par contre, la femme doit joindre tous ses membres.

Le mamoune (guidé) s’il est seul, doit se mettre à la droite de l’imam légèrement en retrait. S’il y a parmi les guidés des femmes, elles devront se mettre derrière les hommes et se garder de porter des parures suceptibles de faire du bruit et se garder également de se parfumer. Il est méritoire de changer de place après une prière obligatoire si l’on veut effectuer une prière surérogatoire, qu’il s’agisse de l’imam ou d’un mamoune (guidé), que ce soit à la mosquée ou ailleurs.

LES PRIERES SURROGATOIRES

La manière suivante de les effectuer en les jumelant avec les prières obligatoires est une pratique traditionnelle.

Cela est une pratique traditionnelle pour qui peut les effectuer chaque jour. Les treize dernières rakkas par lesquelles nous avons terminé notre énumération constituent une pratique traditionnelle fortement recommandée durant le mois de ramadan ; elles s’effectuent après la prière du « guéwé » à la mosquée sous la direction d’un imam. En dehors du mois de ramadan, on les effectue chez soi.

La prière du « witr » est une pratique à caractère obligatoire. Elle compte une seule rakka pendant laquelle on récite la « fatiha » suivie d’un « likhlas », d’un « falakhi » et d’un « nassi ». Il est méritoire de l’effectuer après la prière du « safa » qui comprend deux (2) rakkas dans la première on récite après « fatiha » la sourate « sabihisma » une fois dans la deuxième, on récite après « fatiha » la sourate « khoul ya ayoulal kâfirouna » 1 fois.

Celui qui n’a pas l’intention d’effectuer une prière subrogatoire après la prière du « guéwé » peut immédiatement effectuer les prières du « safa » et du « witr ». Par contre, celui qui a l’intention d’effectuer une prière subrogatoire, devra les effectuer en dernier lie. Celui qui les a déjà effectuées et qui désire faire d’autres prières subrogatoires, n’est pas tenu de les reprendre. Après avoir fini le « safa », il faudra prononcer le « salam » (salut final) avant d’effectuer le « witr ». Pendant les prières du « safa » et du « witr », si l’on confond la deuxième rakka du « safa » ; on se prosterne en « bahda salam » et ensuite on effectue le « witr ».

LES PRIERES DES FETES « HIIT »

Ce sont des prières traditionnelles mais elles ne concernent pas la femme, l’esclave et le voyageur. A l’exception de la Mecque, on doit les effectuer en dehors des mosquées. On ne doit pas les effectuer en deux endroits de prière ou prier à tour de rôle. On doit effectuer ces prières entre le moment où le soleil s’est levé tout à fait et le moment de la prière du « zohr » (tisbar), après la prière du « zohr » (tisbar) on ne doit plus les effectuer et l’on ne doit pas non plus s’en acquitter ultérieurement en guise de réparation.

Elles se composent de deux rakkas qu’on prononce à haute voix. Elles ne sont précédées ni de l’appel (nodde) ni du rappel (likhâm). Dans la première rakka on dit sept (7) fois « alalou akbar » y compris le « armal » (formule d’entrée). Dans la deuxième rakka, on dit six (6) « alahou akbar » y compris le « alahou akbar » que l’on prononce en se relevant. Ces « alahou akbar » ne sont pas accompagnés de la levée des mains vers les épaules, à l’exception du premier. En cas d’oubli, on doit l’effectuer et reprendre la récitation des sourates tant qu’on n’a pas fait la génuflexion. Après celle-ci, on continue la prière et l’on se prosterne en « khabla salam ». il est méritoire de réciter la « fatiha » suivie de la sourate « sahihisma » dans la première rakka et la « fatiha » suivie de la sourate « wachamsi » dans la deuxième rakka.

A l’occasion de la prière du « hitt », on prononce deux (2) sermons après la prière ; entre les deux sermons, on doit s’asseoir puis se relever avant de continuer. Pour chaque sermon, on prononce la formule « alhahou akbar » pour un nombre de fois indéterminé.

Il est recommandé à l’imam d’entretenir les fidèles pendant ou après les sermons sur un sujet qui les intéresse, surtout les sujets ayant trait à la fête, que ce soit celle de la korité ou de la tabaski. Il est méritoire de se laver ce jour après l’aube mais avant l’heure de la prière, il est méritoire de se parfumer, de porter de beaux habits et de bien entretenir ses cheveux. Il est aussi méritoire d’aller à la prière à pied dans la mesure du possible plutôt que de se servir d’un moyen de locomotion. Il est méritoire également de louer Dieu sur le chemin des lieux de la prière ; une fois sur les lieux et avant l’arrivée de l’imam la louange préférée est la suivante : « alahou akbar ».

Il est aussi recommandé pour le retour d’emprunter un chemin différent de celui de l’aller. Il est également recommandé s’agissant de la korité, de goûter quelque chose avant d’aller prier ; s’agissant de la tabaski par contre, d’observer le jeûne jusqu’au retour et de le rompre avec un morceau de foie de l’animal immolé. Il est méritoire, après le salut final, de toute prière obligatoire, de prononcer trois (3) fois la formule « alahou akbar » à partir de la prière de « zohr » du jour de la tabaski jusqu’à celle du matin du quatrième jour. Si on arrive en retard et qu’on trouve l’imam en train de réciter les sourates de la prière, on dit dire sept fois, la formule « lahou akbar » avant de continuer la prière avec l’imam. Si on arrive au moment de la génuflexion, la rakka est valable. Si on arrive après la première rakka, on continue avec l’imam la deuxième rakka jusqu’au salut final, puis on s’acqquitte de la rakka qui nous a échappé. Si l’on rejoint l’imam au moment de la « tachahoude » (taya) ou de la prosternation, alors dans ce cas, on termine le reste de la prière en compagnie de l’imam, puis après le salut final, on fait la prière telle que l’imam l’a effectuée.

QUE FAIRE SI L’ON EST MALADE ?

En cas de maladie, on a le droit de se soigner, de prier pour son rétablissement ou solliciter les prières d’un tiers ou prendre des médicaments, qu’ils soient des remèdes traditionnels comme le « sendiègne » ou le « rate » ou autre, qu’ils soient des remèdes de type occidental comme la nivaquine, des médicaments contre le rhume ou autres. Ce dont le malade n’a pas le droit c’est de consulter un charlatan qui lui donnerait des produits et qui l’amènerait à donner du crédit à ce qu’il raconte. Cela est prohibé par la loi islamique, quand, un malade se trouve dans un état désespéré, il doit essayer de bien se conduire en actes et en parles et de s’entraîner à maîtriser ses désirs dans le sens d’une conduite conforme à la charia.

  ;  ;  ;Evitant les disputes et les tiraillements pour des biens terrestres, il doit demander pardon à ses voisins, à ses femmes, à ses enfants à ses amis comme à tous ceux avec qui il entretenait des relations et cela à propos de tout ce qu’il a pu leur faire ou leur dire. Il doit également s’attendre à mourir à tout moment, considérant aussi chaque souffle comme étant le dernier, tout en priant le Tout Puissant de lui accorder une fin heureuse. Il doit en outre, redoubler d’effort dans le sens du respect des cinq (5) prières et éviter toute souillure. Il doit s’entourer de ses proches parents qui doivent se garder de manifester leur désespoir en pleurant. Les parents ont le devoir de lui rendre visite durant son alitement. Il n’y a pas de jour préféré pour rendre visite à un malade. Si on rend visite à un malade qui n’est pas condamné et qu’on formule les prières suivantes en sa faveur, il sera rétabli « as aloulâ al hazia rabblharchil azimi an yach fiyaka bi chifahihi » (7) fois. Si par contre, le malade est condamné, celui qui a prononcé ces prières bénéficiera de beaucoup de bénédictions. On doit également l’inciter à aimer à se repentir et l’aider à demeurer optimiste vis-à-vis du créateur. Il lui est recommandé de toujours se parfumer et de porter des habits propres. Celui qui récite pendant sa maladie « ayatal koursiyou et law an hazalna heuzl khour ana » jusqu’à la fin de la sourate plus trois « likhlas » et « lahilaha ilâ anta, soubhanaka innikountou minazzalimina » quarante fois, bénéficiera de beaucoup de bénédictions divines, si l’on meurt des suites de cette maladie, on ne sera pas inquiété dans la tombe, on gardera la foi jusqu’à la mot, on lui accordera les faveurs de celui qui est tombé dans les champs de bataille au cours d’une guerre sainte. S’il se remet de cette maladie, il se verra pardonner tous ses pêchés, les premiers comme les derniers. S’il semble être dans l’agonie, on le couche sur le côté droit, la face dirigée vers la rakka (khibla).

Si cela n’est pas possible, on le couche sur le côté gauche, si toutes ces éventualités sont exclues, on le couche sur le dos les jambes dirigées vers la Kaaba. Il est recommandé de rester à son chevet et de prononcer constamment la formule « ahi laha ilalahou mouhamadoune rassouloulahi » de manière à la lui rappeler sans autant lui demander la répétition. S’il la reprend une seule fois, ce la suffira à condition qu’il n’y ajoute rien d’autre. Avant de le coucher, on doit s’efforcer de lui faire répéter ladite formule. Il est aussi méritoire de lui donner à boire de l’eau de l’eau fraîche, mais s’il en exprime le besoin, cela devient obligatoire. Il est aussi recommandé de réciter la sourate « yacine » à son chevet et à haute voix ainsi que la sourate « rahdi » à voix basse. Ce la supprime la soif de l’agonie et adoucit la mort. Il est recommandé qu’on le mette en état de pureté et qu’on l’éloigne de toute souillure. Il est recommandé aux personnes en état de images représentant des êtres vivants, que ces images soient imprimées sur du papier ou du tissu. On doit également éloigner de son voisinage, tout objet d’agrément ou de loisir comme la radio, la guitare ou un chien. Il est souhaitable que ses amis soient présents. S’il s’éteint et que ses yeux restent ouverts, les lui fermer en prononçant ceci : « bismilahi wa ala mil lati rassolilahi salalahou tanhala aleyhi wa salama alahouma yas sir aleyhi amradou wa sah hil aleyhi mawtahou wa as idho bilikhâ ika wadjhal makharadia ileyhi khaïrane mine mâ kharadia minehou bifadlika wa rahmatika ya argamar râhimina. Il convient d’immobiliser la mâchoire de manière à empêcher la bouche de « béer ». Il est aussi recommandé d’assouplir les doigts et les articulations en les pliant et en les dépliant. On doit enlever les habits qu’il portait et le couvrir d’une étoffe légère. Au moment où il s’éteint, aucune de ses parties intimes ou de celles de son entourage ne doit être laissée découverte. On doit l’étendre sur quelque chose mais non à même le sol, ce sur quoi on l’étend ne doit pas être recouvert d’un drap. Il est recommandé de poser sur son ventre quelque chose d’un peu lourd ; il est recommandé à ceux qui sont présents de demander le pardon de Dieu en sa faveur ainsi que sa miséricorde et de souhaiter mourir dans l’islam ; d’en informer la population aussitôt qu’il meut, ne pas confier cette mission à un crieur public. On doit payer rapidement ses dettes et exécuter ses dernières volontés, demander pardon de sa part à ses voisins et ses proches. On doit également le laver s’il était né vivant ; s’il s’agit d’un mort-né, on ne lave pas, on ne prie pas sur son corps, mais on doit le couvrir, on dit enlever es tâches de sang avant de l’enterrer. La toilette funèbre (le lavage du mort) s’effectue exactement de la même manière que la purification ou « dianaba ». Cependant, avant d’y procéder, on doit d’abord lui laver tout le corps afin de le rendre absolument propre. Pour cela, il faut chercher des feuilles de jujubier, les malaxer dans de l’eau de manière à obtenir une solution ; à défaut de ces feuilles, on peut utiliser le savon. Au moment de cette opération, on doit lui presser le ventre afin d’en faire sortir ce qui peut sortir.

QUI EST-CE QUI SOIT PROCEDER AU LAVAGE ?

Celui-là même désigné éventuellement, par l’intéressé avant sa mort, s’il en est capable

Ainsi une personne peut procéder à la toilette funèbre de son conjoint cela s’étend à la « târa ».

S’il s’agit d’une femme non mariée ou d’une femme dont le mari ne peut pas procéder à cette toilette, dans ce cas, on doit absolument faire appel à une femme la plus proche possible ou la plus intime de la défunte. En l’absence de toute femme, un homme qui ne pourrait pas l’épouser (pour cause d’inceste) peut procéder au lavage mais en prenant la précaution de lui couvrir tout le corps et de se servir d’une étoffe très épaisse qu’il met être sa main et le corps. En l’absence de toute femme et de tout homme qui n’aurait pas pu l’épouser de son vivant, on lui fait alors la lustration pulvérale (tîm) pour cela on évitera d’aller au-delà des poignets de ses mains. Si par contre une femme est amenée à faire à un homme (mort) la lustration pulvérale, elle peut aller jusqu’à ses coudes. Si un homme procède au lavage d’un autre homme (mort), il doit lui couvrir les parties intimes et les laver à grande eau en ayant soin de se servir d’une étoffe.

Il est méritoire de procéder à trois lavages : pour le premier, on utilise des feuilles de jujubier, pour le second, on le fait conformément aux règles de la grande purification et enfin pour le troisième, on se sert de camphre ou d'eau de cologne. Si les trois lavages n’ont pas suffi à le rendre propre, on peut en dépasser le nombre jusqu’à ce qu’il soit propre. Il est néanmoins méritoire que le nombre de lavages reste impair jusqu’à concurrence du nombre sep (7). Au-delà de ce nombre, il n’y a plus de préférence sur le caractère impair du nombre. Il est souhaitable de le porter sur quelque chose d’assez élevé afin de permettre à l’eau ayant servi au lavage, de couler vers le sol. Il est tout aussi souhaitable après le lavage, de l’essuyer au moyen d’une serviette par exemple, avant de le couvrir, le plus rapidement possible cependant. Si après le lavage, on constate un nouvel écoulement de souillure, on ne reprend pas le lavage ; on se bornera à enlever la souillure avec de l’eau. Il est recommandé à celui (ou celle) qui procédait au lavage, de sa laver.

Il est recommandé également, avant de recouvrir le mort, de mettre du coton imbibé d’eau de cologne dans ses narines, dans ses aisselles, dans son fondement et dans tous ses orifices. On peut écrire sur son front « bismilahi rhmani rahimi ». On peut également écrire sur sa poitrine « lahilaha ila lahou mouhamadadoune rassôlou lahi salalahou tahala aleyhi wassalama ». Tout cela s’écrit avec l’index mais on ne se sert d’encre pour le faire.

Le linceul doit être taillé dans une étoffe blanche, il doit être composé d’un nombre de morceaux impair.

S’il s’agit d’un homme, on doit lui en trouver un boubou, un pantalon, un turban (kâla) avec un pan devant, deux couvertures pour l’envelopper, cela fait cinq (5) morceaux.

S’il s’agit d’une femme, il faudra lui en trouver un boubou, un pagne, un mouchoir de tête et quatre (4) couvertures pour l’envelopper, cela fait sept morceaux. Il faut mettre de l’eau de cologne à chaque morceau devant servir de linceul avant usage ou l’encenser. Il est à noter cependant qu’on n’emporte pas au cimetière un récipient contenant du feu.

Une tierce personne (diambour) de sexe féminin peut laver un garçon âgé au plus de huit (8) ans. Passé cet âge, elle ne peut plus le faire.

Une tierce personne (diambour) de sexe masculin peut laver une fillette âgée de moins de trois (3) ans. Au-delà de cet âge, elle ne peut plus la laver.

Si celui qui procède au lavage craint l’eau froide, il peut la faire chauffer. Si de son vivant le mort craignait l’eau froide, on peut faire chauffer cette eau jusqu’à ce que l’eau atteigne la température qu’il (le mort) aurait souhaitée. Il est souhaitable que toute personne qui ne participe pas au lavage ou qui n’aide pas ceux qui y participent s’éloigne des lieux. On doit prier sur le mort s’il s’agit d’une personne qui était née vivante, si l’on est sûr qu’elle était musulmane, si le corps est bien là, s’il n’est pas coupé en morceaux de sorte que la plus grande partie ait disparu.

La prière comprend quatre « kabar » (alahou akbar) pour lesquels on ne lève les bras qu’au cours d premier. S’il s’agit du corps d’un homme, on se place à la hauteur de sa ceinture ; s’il s’agit du corps d’une femme, on se place au niveau de ses épaules avant de prononce la formule d’entrée en prière « alahou akbar » non sans avoir auparavant formulé intérieurement l’intention de prier sur ce (ou ces) mort. S’il s’agit du corps d’un seul homme, réciter après chacun des trois premiers « kabar » (alabou akbar), ce qui suit :
« bismilahi rahmani alhamdoulilahi leuzi amâta wa hahya wal hamdou lilahi leuzi youkh yi mowta lehoul azamatou wal kebreyahou wal moulkou wal khouderatou was sanahou wahouwa ala kouli cheyhine khadiroune alahouma sali was salime ala seydina mouhamadine wa ala ali seydina mouhamadine wa barik ala seydina mouhamadine wa ala ali seydina mouhamadine kana saleyta was salamta wa bâraka ala seydina Ibrahima wa ala ali seydina Ibrahima fil alamina innaka hamidoune madjidoune alahouma innahou abdouka wa ibnou abdika wabnou amatika kâna yach hadou ann lahilala ila anta wah daka la charika laka wa anna seyda mouhamadane salalahou tahala aleyhi was salama abdouka war rassoulouka wa anta ahlamou bihi alahouma innakâna moukhsinane faz zid fi ikhsânihi wa innkana moussi ann fatta djâwaz ann ayihatihi alahouma la tahrimna adjra hou wala taftin na bahdahou ». C’est cela que l’on récite après chacun des trois (3) premier « kabar » (alahou akbar). Après le quatrième (4) « kabar », on prononce ce qui suit : « Alahouma ikhfir li hayyinâ wa may yitinâ wa hâdirinâ wa khâibina wa sakhirina wazakarinâ wa ounzânâ innaka tahlamou motakhalabanâ wa maswânâ waliwâidînâ walimane sabakhana bilîmani walill mous limîna wal mouslimâti walil mominîna wal mominâti al hahyâ-i minehoume wal anwâti alahouma mane ahyaytahou minâ fa ahyihî ala îmini wa mane tawaf faytahou mine nâ fatawaf fahô ala islami wa as idna bilikhâ ika wa tayibnâ lil mawti watayibhoulanâ wadj al fihi rahatanâ wa mas sar ratanâ ». Après quoi on prononce le salut final.

S’il s’agit de deux hommes, on prononce l’invocation ci-dessus depuis « Bismilahi rahmani rahimi » jusqu’à « hamidoune madjidoune » et l’on ajoute ceci « alahouma innahoumâ abdaka wabnâ adbeyka wabnâ amateyka kânâ yach heudâni ann lahilaha ila anta wahdaka la charika laka wa ana seyidana mouhamadane salalahou tahala aleyhi was salama abdouka wa rasoulouka wa anta ahlamou bihimâ alahouma innkana moukhsineyni faz zid fi ikhsânihima wa innakânâ moussi ayni fate djâwaz ann seyi atihimâ alahouma la takhrimnâ adjirahoumâ walâ taftine nâ badahoumâ ». C’est cela que l’on dit après les trois « kabar » (alahou akbar). Après le quatrième « kabar » on répète ce qu’on avait dit après le quatrième « kabar » de la première prière citée (sur un mort). Après on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de plusieurs hommes (plus de deux), on répète ce qu’on avait dit à propos de la première prière jusqu’à « madjidoune » (sur un seul mort), avant d’ajouter ce qui suit : « Alahouma innahoum abîdouka wabnâou habîdika wabnâhou inâ ika kânô yach hadôna ann lâhilaha ilâ anta wahdaka la charika laka wa ana seyidana mouhamadan,e sallahou tahala aleyhi was salama abdouka waras soulouka wa anta ahlamou bihim alahouma inn kana mouhsinîna fazid fi ihsanihim wa inkânô moussî înna fatadjâ waz ann seyi hâtihim. Alahouma la tahrimnâ adjra houme wâlâ taftinnâ bhdahoume » c’est cela qu’on dit après les 3 premiers « kabar » (alahou akbar) ». après le 4e on dit ce qu’on doit dire après le 4e « kabar » de la première prière (sur un mort). Ensuite on prononce le salut final.

S’il s’agit du corps d’un garçon, on dit ce qu’on doit dire à propos de la première prière sur un mort jusqu’à « madjidoune », pour ensuite ajouter ce qui sit : « Alahouma innahô abdouka wabnou habdika wabnou amatika anta khalakhtahô warazakhtahô wa anta amatahô wa anta touchtouhyihi. Alahouma fadj hal hou liwalidîhi salafane wazoukhrane wa farâtane wa sakhile bihi mawazî inahoume waahzime bihi oudjôrahoume wala tahrimnâ wa iyâhoume adjrahou wala tarfinâ wa iyahoume bahdaho. Alahouma al hikh hou bissâlihi salafil môminîna fi kafâ lati ibrahima wa hâfihi minn fitnatil khabri wa minn hazâbi djahanama ». c’est cela qu’on dit après les trois (3) premiers « kabar ».

Après le 4e, on dit ceci « alahouma ikhfirli aslâfinâ wa afrâtinâ wa limane sabakhanâ bilîmâni. Alahouma mann ahyay tahou minâ fate waf fahô alal islâmi wakh fir lil mouslimina wal mous limâti wal môminîna wal môminâti alahyâhi minn houme wal lamwâti » et on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de deux garçons, on dit ce qu’on doit dire jusqu’à « Madjidoune », puis on ajoute ce qui suit : « alahouma innahoumâ abdâka wabnâ abdâka wabn^amataïka anta khalakh tahoumâ wa anta ammat tahoumâ wa anta touhyihimâ alahouma fadjhal houmâ liwalidîhimâ salafane wa zoukhrane wa faratane wa sakhil bihimê mowazinahoum wa ahzime bihima oudjourahoume wa la tahrimnâ wa iyahoum adjrahoumâ walâ taftinenâ wa iyahoume bahdahoumâ. Alahouma al hikh houmâ bis salihi salâfil mouminina fî kafâlati ibrahima wa âfihimâ minn fitnatile khabri wa minn hazâbi djahanama », c’est cela qu’on doit dire après les trois premiers « kabar » après le quatrième on dit ce qu’on doit dire, s’il s’agit du corps d’un garçon. Après on prononce le salut final.

S’il s’agit du corps d’une seule femme on dit ce qu’on doit dire jusqu’à « Madjidoune » puis on ajoute ceci : « alahouma inna hâ amatouka wabnatou abdika, wabnatou amatika kânat tach hadou ann lahilaha ilah anta wahdaka la charika laka wa anna seyidina mouhamadane salalahou tahala aleyhi wassalama abdouka wa rassoulouka wa anta ahlamou bihâ. Alhouma inn kânat mouhsinatane fazid fî ihsâniha wa inn taftina bahdahâ ». C’est cela qu’on doit dire après les trois premiers « kabar », après le quatrième, on doit ajouter ce qu’on doit dire quand il s’agit du corps d’un seul homme, après on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de deux femmes, on dit ce qu’on doit dire jusqu’à « Madjidoune », puis on ajoute ce qui suit : « Alahouma inna houmâ amatâka wabnâtâ abdaïka wabnatâ amataïka kânatâ tach hadâni ann lahilaha illa anta wahdaka lâcharikalaka wa anna seyidina mouhamadane sallahou tahala aleyhi was salama habdouka wa rassoulouka wa anta ahlamou bihimâ. Alahouma in nkânatî namoufiri aïni fazid fi ihsânihimâ wa inn kânatâ mousî ataïni fatadjâ waze hane seyî atihima. Alahouma lâ tahrimnâ adjrahoumâ walâ taftina bahdahoumâ » . C’est cela qu’on formule après les trois premiers « kabar » après le quatrième on dit ce qu’on doit dire du corps d’une seule femme et après on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de plus de deux (2) femmes, on dit ce qu’on doit dire jusqu’à « madjidoune », puis on ajoute ceci : « Alahouma innahouna ima ouka wa banâtou habîdika wa banâtou imâ hika houna yach hadna ann lahilaha ila anta wahdaka la charika laka wa anna seyidana mouhamadane salalahou tahala aleyhi wa salama habdouka wa rassoulaka wa anta ahlamou bihin’a. Alahouma inn kouna mouhsinatine fazid fi ihsanihina wa inne kounna moussî satine fatadjâ waze ann seyyi âtihina. Alahouma la tahrimnâ adjrahouna wala taftinâ bahdahounna » . C’est cela qu’on dit après les trois premiers « Karbar », après le quatrième, on dit ce qu’on doit dire quand il s’agit du corps d’une seule femme, puis on prononce le salut final.

S’il s’agit du corps d’une fillette, on prononce ce qu’on doit dire jusqu’à « Madjidoune » puis on dit ce qui suit : « Alahouma inna houmâ amatâka wab natâ abdaïka wabnatâ amataïka anta khalakh tahoumâ wa razakhtahouma wa anta amata houmâ wa anta touhi ina. Alahouma fadhal houmâ li walidîhima salafane wa zoukhrane wa faratane wa sakhil bihimâ mawâzînahoume wa ahzime bihima oudjôrahoume wala tahrimna wa iyâhoume adjahouma walataftinâ wa iyahoume bahda houma. Alahouma al hikh houmâ bissilihi salafil môminina fî kafâ lati ibrahima wa afihima minn fitnatile khabri wa minn hazâbi djahanama » . C’est cela qu’on doit dire après les trois premiers « kabar » après le quatrième, on dit ce qu’on doit dire lorsqu’il s’agit du corps d’une fille puis on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de deux fillettes, on prononce ce qu’on doit dire jusqu’à « madjidoune » puis on ajoute ce qui suit : « Alahouma inna houmâ amatâka wab natâ abdaïka wabnatâ amataïka anta khalakh tahoumâ wa razakhtahouma wa anta amata houmâ wa anta touhi ina. Alahouma fadhal houmâ li walidîhima salafane wa zoukhrane wa faratane wa sakhil bihimâ mawâzînahoume wa ahzime bihima oudjôrahoume wala tahrimna wa iyâhoume adjahouma walataftinâ wa iyahoume bahda houma. Alahouma al hikh houmâ bissilihi salafil môminina fî kafâ lati ibrahima wa afihima minn fitnatile khabri wa minn hazâbi djahanama » . C’est cela qu’on doit dire après les trois premiers « kabar » après le quatrième, on dit ce qu’on doit dire lorsqu’il s’agit du corps d’une fille puis on prononce le salut final.

S’il s’agit des corps de deux fillettes, on récite ce qu’on doit dire jusqu’à « Madjidoune » puis on ajoute ceci : « Alahouma inna houmâ amatâka wab natâ abdaïka wabnatâ amataïka anta khalakh tahoumâ wa razakhtahouma wa anta amata houmâ wa anta touhi ina. Alahouma fadhal houmâ li walidîhima salafane wa zoukhrane wa faratane wa sakhil bihimâ mawâzînahoume wa ahzime bihima oudjôrahoume wala tahrimna wa iyâhoume adjahouma walataftinâ wa iyahoume bahda houma. Alahouma al hikh houmâ bissilihi salafil môminina fî kafâ lati ibrahima wa afihima minn fitnatile khabri wa minn hazâbi djahanama » . C’est cela qu’on doit dire après les trois premiers « kabar » après le quatrième, on formule ce qu’on doit dire lorsqu’il s’ait du corps d’une seule fille. Salut final.

S’il s’agit de corps de grandes personnes et d’enfants, on prononce ce qu’on doit dire, s’il ne s’agit que de corps de grandes personnes.


S’il s’agit beaucoup de corps, on eput prier séparément sur chaque corps. Cependant, il est préférable de les réunir. Au moment de prier sur eux, il convient de mettre à côté de l’imam celui qu’on croit être le meilleur croyant.
S’il s’agit de corps de personnes de sexes différents, on met à côté de l’imam, les personnes de sexe masculine, même s’il s’agit de garçons.
S’il s’agit de corps de grandes personnes et de jeunes enfants. On met du côté de l’imam, les corps des grandes personnes.
Si quelqu’un vient en retard, il reprend les « kabar » (alahou akbar) effectués en son absence, après le salut final, si el corps est toujours là, il doit réciter la prière.
Si on doit porter lemort sr la tête, il es préférable que ce soit fait par quatre personnes si possible ou même par moins de quatre personnes. Il faut signaler qu’il n’est pas souhaitable que le nombre de personnes dépasse celui de quatre. Alors celles qi sont du côté de la tête se mettent devant. Ceux des accompagnateurs qui sont à pied marchent devant le mort, ceux qui utilisent un moyen de locomotion viennent derrière le mort. Epeut faire partie de ce cortège une vieille femme, laide et coûtée au point de laisser tout le mon de indifférent ; elle devra se mettre derrière les hommes et ne pas s’être parfumée. Mais une femme un tant soit peu attirante, n’a pas le droit de faire pârtie de ce cortège, même s’il s’agit d’une parente très proche. On peut déplacer un corps vers un endroit différent de celui où il s’est éteint, pour une raison ou une autre, tant qu’on ne l’a pas enterré. S’il est déjà inhumé, on ne peut plus l’exhumer, surtout si l’on croit qu’il est en état de décomposition.
La tombe doit être au moins d’une profondeur telle que le corps en décomposition ne puisse pas exhaler son odeur et qu’un carnassier ne puisse pas l’exhumer, une telle profondeur suffit. La profondeur la plus répandue dans notre pays au sol sablonneux est ce que l’on appelle « cha-khe » c’est-à-dire qu’il faut creuser pour une longueur égale à celle du corps, une largeur d’un mètre, creuser au milieu de la fosse ainsi obtenue une autre de même longueur, mais de largeur égale à un « sébré1 », de manière à contenir, de façon très exacte le corps.
Avant de porter le corps dans la tombe, il est méritoire de prendre un peu de la terre fraîche, de réciter une fois la « fatiha » et sept fois la sourate « inna ann zalnahou » , de cracher dessus puis de remettre la poignée de terre dans la tombe, alors on fera suivre le corps. Cette précaution prise évitera au mort de connaître des châtiments dans la tombe. La prière suivante produira le même effet que celle précédemment citée « Alahouma inniya as alouka bidjahi nabiyika nabiyi rahmani wa tourbatihi atayibati at tahirati wamâdamat hou ann lâ touhaziba hazal maïta fî khabrihi ».
Si après avoir introduit le corps et avant de l’ensevelir, on récite au niveau de la tête la « fatiha » suivie des sourates « falakhi » , « nassi » (une fois chacune), Dieu préservera le mort des châtiments de la tombe et des effets de son exiguïté, la tombe sera éclairée de mille lumières, à celui qui a récité les sourates indiquées, Dieu accordera la faveur de mille (1000) combattants tombés à l’occasion d’une guerre santé ; Dieu lui réservera une grande cité dans le paradis le plus élevé. Il lui sera accordé des faveurs pour services rendus à Dieu pendant soixante ans. De même si avant d’introduire le corps dans la tombe, on inscrit à l’intérieur de celle-ci deux « bislmil lahi rahmani rahimi » allant chacun dans le sens contraire de celui de l’autre et se faisant face, le mort sera préservé des épreuves de la tombe. De même, si l’on inscrit sur la paroi de la tombe qui se troue du côté de Kaaba (khibla) le nom suivant « Fatimata Binetou Assad » , le mort sera sauvé. De même si l’on écrit le nom suivant sur la tombe, le mort sera épargné des tourments de la tombe, il s’agit de « Ibrahima ibnou ad ham » . Si l’on écrit « Bismilahi rahmani rahima » 70 fois sur le linceul, le mort sera préservé des tourments de la tombe. Si l’on écrit ce qui suit et qu’on le met dans le linceul, le mort sera préservé des tourments : il s’agit de « lâ ilaha ilalahou wahdahou la charika lahô lehoul moulkou wa lehoul amdou youhi wa houwa hayoune lâ yamôtou biyaddihil khaïrou wa houwa alakouli chayine khadiroune la ilaha ila lahou wala hawla wala khouwata ilabilahi haliyil hazimi » . Si les accompagnateurs du mort récitent la formule suivante, ce dernier sera préservé des châtimets de la tombe, il s’agit de : « yâkhahirane bil manâyâ koula khâlêuri binouri wadjhika ahtikhnî minanari ileyka aslamani mann kâna yah hadouni minn euhli wouddi wa as habi wa ann sâri fî khahri mouz limatine khadrâ mau hichatine fardann kharîbann wahîdane tahta ahdiari amsaïtou daïfaka yazal djodi mourtahinane wa anta akramou mann zôline bihikhâri fadjihal khirâ iyeuh min ka naïla makhfiratine ann djô ladaïka biha yâkhaïra khafâri ». -

   Celui qui connaît le poème « djawartou laha » par cœur ou celui que l’on enterre avec ce poème ne sera pas interrogé à l’intérieur de la tombe, il ne sera pas éprouvé et il sera sauvé indiscutablement.

QUI DOIT INTRODUIRE LE CORPS DANS LA TOMBE ?

S’il s’agit d’une femme, celui qui l’introduit dans la tombe doit être un parent qui ne pourrait pas l’épouser pour cause d’inceste ; à défaut de celui-là, une tierce personne peut le faire. S’il s’agit d’un homme, un parent est préférable ou à défaut, une tierce personne. Il est souhaitable que celui qui introduit le corps dans la tombe prononce les paroles suivantes : « Bismilahi wa ala milati rassoul lilahi sala lahou tahala aleyhi was salama alahouma takhbal hou bi ahsani khabôline alahouma ina sâhibanâ khad nazala bika wa khallafa adounya warâ –a- zeuhrihi waftakhara ilâ mâ inn daka alahouma sabitt inn dal massalati mann tikhahô, wala tabtali hii fi khabrihî bimâ lâtâkhata lehou bihi waal ikhou binabiyihi seydina mouhamadine sala lahou tahala aleyhi wassalama ». On le couche ainsi sur le côté droit, la face dirigée vers la « kaaba » (khibla) . On tend tous ses membres, on enlève toutes les attaches du linceul au niveau de la tête et des pieds, on élève un peu la terre au niveau des pieds et de la tête. Après cela, on disposera des morceaux de bois le long de la fosse centrale pour pouvoir contenir le poids du sable qui devra recouvrir entièrement cette fosse centrale. On mettra dessus, une couche épaisse de feuille de « nguère » ou d’une plante du même genre, on asperge d’eau, mais en quantité juste nécessaire, ces feuilles de manière à ce que le sable soit retenu mais qu’une partie puisse atteindre le corps. On peut également recouvrir les feuilles de sable préalablement mouillé. Ces deux dernières opérations se valent. Après tout cela, on comble la fosse. Il est souhaitable que ses proches jettent dans la tombe trois pincées de sable accompagnée respectivement des invocations suivantes :

-     La première « Minn hâ khalakhnâkoum »
-     La deuxième « Wa fi hâ nouhî doukoum »
-     La troisième « Wa minn hâ noukhri djoukoum taratann oukhra »

S’il s’agit d’une femme, à partir du moment où l’on descend le corps dans la fosse centrale jusqu’à l’achèvement de la disposition des morceaux de bois, les opérateurs doivent être couverts d’un pagne qu’on se gardera d’agiter. Il est souhaitable de surélever la tombe d’une couche de sable d’une hauteur d’au moins égale à un « sebré ». Il est recommandé à ceux qui sont présents, de demander le pardon et la miséricorde divine à son profit, de réciter quarante « likhlas » précédés d’une « basmala » (« bissimilahi rahmani rahimi ») et d’invoquer le nom du Prophète, un nombre de fois au moins égal à trois en sa faveur. On ne trace quoi que ce soit sur la tombe ni n’y verse de l’eau sauf si l’on craint qu’un coup de vent n’emporte le sable. On ne récite pas sur les morceaux de bois destinés à recouvrir la fosse centrale le « khounote » . il est souhaitable de dire devant la tombe « Alahouma haza abdouka rouda ileyka waanta ahlamou bihi wala nahlamou minehou ila khaïrane wa khad adjalastahou litas alahô fanas alouka alahouma an toussoubitahou bil khawli as sâbiti fil lakhirati kamâ sabattahô bihi fiddounn ya. Alahouma ikhfirlahô warrham hou war afbihi wa djâfilarda ann djann bayihi waftah abwâbas samâ i lirôu hihi wa takhabalhou bikhabôlinine hassanine. Alahouma innkana mouhsinane fadâ hife lehô fî ikhsânihiwa inn kâna moussîanne fatadjâwaze ann hou. Alahouma al kique hou bimabiyihi seydina mouhamadine salalahou tahala aleyhi was salama wala toudilana bakhdahô wala tahrimnâ adjrahô » et ensuite s’adresser à lui en ces termes :

-      Toi, un tel, fils d’un tel, trois fois.

« Ouzkourma kharadjta aleyhi minn ad dounnya wa hiya chahadatou ann lahilaha ilalahou wa hana seyidana mouhamadane rassouloulahi sala lahou tahal aleyhi, was salama, wa annaka radita bilahi rabane wa bil islami dinane wa bi seyidina mouhamadine salalahou tahala aleyhi was salama nabiyne wa rassoulane wa bil khourani imamane wa anna sahata atiyatoune la rayba fihiha wa anna laha yab hassou mann fil khoubori » . il est souhaitable de réciter la sourate « yacine » au niveau de la fête et de réciter aussi la sourate « tabaraka » , au niveau des pieds. Il n’est pas recommandé durant l’enterrement, de lire le Coran ou des prières ou de khassaïdes (poèmes) ou d’invoquer Dieu à haute voix. Tout ce que l’on récite en ce moment, doit l’être à voix basse, si l’on espère en obtenir quelque agrément. Tout ce que l’on dit, on doit le faire en ne pensant qu’à Dieu et sans chercher à plaire. Il n’est pas recommandé dans cette situation, de manger, de boire, de rire, de bavarder ou de parler de choses profanes. Ce qui est recommandé dans ces circonstances, c’est de prier Dieu pour soi-même et pour les morts, de s’émouvoir, de méditer et de renforcer sa foi en étant persuadé qu’on viendra rejoindre ceux qui y sont enterrés et qu’on séjournera en leur compagnie pendant un temps très long dont seul Dieu connaît la durée. C’est cela le profit qu’on peut tirer en allant dans les cimetières, sans cela, il est préférable de ne pas s’y rendre. Il est souhaitable de présenter ses condoléances à la famille du défunt et d’aider ses voisins, en leur fournissant de quoi manger, car ils n’ont pas le temps de s’en occuper. Il est souhaitable de présenter ses condoléances à la famille du défunt et d’aider ses voisins, en leur fournissant de quoi manger, car ils n’ont pas le temps de s’en occuper. il est formellement interdit de se rassembler dans la maison mortuaire, d’y tuer des bœufs ou autres animaux à n’en plus finir. Le mieux est de tout faire pour en finir le jour du décès. Il n’est pas du tout recommandé de célébrer l’anniversaire de sa mort en organisant des cérémonies funéraires. On peut à la limite, chaque fois que l’on pense à lui, faire des prières à son intention ou bien faire une aumône en sa faveur. Faire de l’aumône à leur intention et leur dédier des prières est une bonne chose, cela leur est utile ainsi qu’aux auteurs de ces prières. La période pendant laquelle le mort a le plus besoin qu’on lui fasse quelque chose est celle qui s’étend du premier au troisième jour.

Si l’on fait la prière (djouli) suivante à l’intention d’un mort dans la période qui s’étend de la première à la troisième nuit, le défunt obtiendra le pardon et la miséricorde du Tout Puissant et beaucoup de bienfaits et verra avant sa mort, sa demeure au paradis. Cette prière (djouli) compte deux rakkas avec dans chacune la « fatiha », le verset « ayatoul koursiyou » , une fois, la sourate « aleykoum moutakhassourou » , une fois et onze « likhlass » . Après le salut final, on ajoute ce qui suit : « alahouma inni saleytou hassihi salata wa tahlamou ma ouridou bihâ. Alahouma hab hâsse sawa baha ila khabri foulanine » (dire le nom à la place du foulanine). On ne doit pas construire sur une tombe ni l’entourer de quoi que ce soit. On doit la laisser exposée au soleil et à la pluie. Cependant, on peut planter un morceau de bois au pied et à la tête et c’est tout. Tout au plus, on peut entourer la tombe de pierres uniquement pour pouvoir l’identifier ou pour empêcher qu’on creuse dessus. Mais on ne doit rien écrire sur la tombe. L’une des raisons pour lesquelles, on ne doit pas construire sur la tombe est la suivante : un musulman dans une tombe non bâtie entend les appels à la prière, si par contre la tombe est bâtie, il ne les entend pas. Visiter les cimetières est un acte souhaitable, mais les jours préférés sont cet effet, le vendredi, le jeudi et le samedi.

Celui rend visite à ses parents défunts chaque vendredi, se verra absous de ses péchés, celui-ci doit être en état de pureté. Une fois dans les cimetières, il doit dire ceci « Assalamou aleykoum diyara khawmine mômonina wa innâ in chahalahou bikoume la lâ hikhôna yarahamou lahou moustakhdimîna mine koune wal moustakhirina minna antoume lanâ faratoûne wa neuhnou lakoume tabahoume annassal lahou wahchatakoume wa amana raw hatakoume wa djahalal djanata mihadane baïnanâ wabaïnakoune, alahouma rabba hasihil arwahi albakhiyati wal adjis sadil bâliyati wachou hourile moutamazikhati wal djoulodle mout takhati hati wal hizamine nakhiratil lati kharadjatt minna dounn ya wa hiya bika mominatoune add khile aleyha rawhane minnka a salâmane minni alahouma innaka tahlamou hadada houme wa rahmatouka awsahou minn houme fakhfirlana wala houme alahouma ikhfirlouhouma war hame houme wah fou an houme » (11 fois) , et « inna euhtainakal kawsara » (khoulwalahou 11 fois) , « ayatoul koursiyou » (une fois) , l’intention de tous ceux qui y reposent. Cela leur sera utile à eux, également à celui qui a dit la prière. Si l’on veut rendre visite à une tombe particulièrement, on se met devant la tombe au niveau des pieds. Si l’on doit prier pour le défunt, on dit la prière (gnane) ci-dessus et à toute autre prière puisée dans le Coran et invocation sur le Prophète (PSl) à son intention. S’il s’agit d’une personne de qui on espère obtenir des bienfaits en raison de sa baraka, on peut, après avoir imploré la grâce de Dieu sur lui, demander au Tout Puissant, d’exaucer vos vœux en son nom. Il n’est pas recommandé (daganoul) à la femme d’aller dans les cimetières quel que soit son âge.